TANTRUMS (NIEWYPOWIEDZIANE). VERSION VOICES

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LISTENING OF THE SONG ➸ B-WITCH↑WIKILOOPS
www.wikiloops.com/backingtrack-jam-86523.php

 

SUR “TANTRUMS (NIEWYPOWIEDZIANE / UNSPEAKABLE)” – ICI PRÉSENTÉ EN VERSION “VOICES”. Lyrics & VoiceS: BALLADYNA-WITCH ↑ Guitar: WHITEPONGO ↑ Drums: LENNY COWLER 2016 / NEW ➹ WITCH’S↑SONGS – encore avant l’avoir chanté en sa version “voices”, j’ai écrit un texte.

…Quelques lignes, où je parlais du fait que, malgré ce que l’on entend à la fin, dans le lyrique de ce song –
je pense que oui : BEZ BÔLU… vivre… c’est possible.

Traverser ce monde BEZ BÔLU.
I nawet – POZNAC GO – BEZ BÔLU.

…J’ai laissé le texte sur le disque dur sans pouvoir le diffuser
après avoir vu, la nuit dernière, les images des petits animaux
jetés comme des ordures aux poubelles de ce monde*.

Ce qu’on fait aux animaux, je le savais pourtant.
Et même si je ne l’avais pas su, il suffit d’aller
à n’importe quel magasin terrien de l’alimentation pour le savoir,
ou même essayer de trouver un café qui ne vendrait pas –
« à l’occasion » – des corps des morts.
Ce qu’on fait aux gens, j’ai connu, j’ai pu le savoir.
Et j’ai pu savoir aussi que la règle est toujours la même.
La… « banalité du mal »… ?**

Donc…
Il est possible, oui.
Voyager par ce monde BEZ BÔLU.
Autant qu’on ne ressent pas de BÔL de l’autre.
Autant qu’il ne nous « concerne pas », « n’existe pas »,
puisque « on ne le connaît pas », « il n’est donc pas réel »,
il n’est pas ressenti par « nous », et ceux qui le vivent…
« n’appartiennent pas à notre monde ».

Et bien, je pense que vivre BEZ BÔLU,
c’est possible. Et qu’il l’est possible car sur ce monde…
il n’y a pas un seul, un même monde pour tous –
mais il y a LES mondes.
Les milliers, sans pouvoir les compter, les mondes.
Pour chacun – un monde différent.
…On ne peut connaître que le sien.
…Éventuellement, suite à certaines expériences dans cette vie-là –
ou suite d’avoir un lien avec l’invisible – avoir l’accès au monde ou aux mondes
qu’on connaissait avant.
Grâce à ça, avoir aussi – dans cette-vie, actuelle –
l’accès à ce que peuvent vivre les autres.

Dans cette vie,
si on fait l’abstraction de ce avec quoi on y était venu,
de ce quel est notre « plan », fixé par nous-mêmes au-delà pour notre vie actuelle,
tout se trouve en dépendance de ce qui était donné à la personne au départ.
Mais ceux qui vivent les enfers – dans la plupart nient ce fait, ou ne s’en même rendent pas compte, suite du fait qu’avouer certaines choses serait trop dur, et exigerait un effort qu’ils trouvent surhumain pour dépasser ce qui semble indépassable ;
pendant que ceux qui vivent les bonheurs…
ne se rendent souvent pas compte de cette dépendance, eux non plus.
La raison, dans leur cas, est pourtant différente de la raison de ceux qui passent par les enfers; dans le cas des personnes suivant les chemins du bonheur depuis leurs premiers jours reconnaître le conditionnement par le « début » serait lié avec la nécessité de reconnaître qu’elles ne se sont pas « faites elles-mêmes »:
et qu’elles ne sont pas, peut-être, meilleures que ceux qui hurlent dans les espaces fermées de toute la Terre ou dans ses espaces des horreurs ouvertes…

Se détacher de ce qui était « donné », l’oublier, devenir comme une carte blanche – si c’était le bonheur, l’amour, ou l’affreuseté qui a mené l’être humain à l’enfer – n’a aucun sens. « Oublier », ne serait-ce pas la chose des faibles, de – suite de leur accord à cela – des êtres fragiles, de ceux qui – dans leur incapacité d’assumer leur propre vécu – cherchent désespérément un médicament, un drogue, un échappatoire…?

Ce qui fait le sens dans chaque vie est pourtant dépasser le « donné »,
CRÉER, y prendre la maîtrise et le règne,
…et des horreurs peut-être vues et vécues – tirer les conclusions,
en les transformant en Force et en savoir,
en transformant et en créant un nouveau monde grâce et avec cette Force,
en action silencieuse ou en cri qui retentira loin…
Est ce que possible, BEZ BÔLU…?
…Je ne le sais pas.
Je dirais: oui – mais je connaissais aussi le ressenti, le même,
qui est celui des animaux en cages.
Et je sais que je ne m’arrêterai pas: autant que ceux qui – en ce monde (le monde de qui… ?) ont le « pouvoir » volé, et qui se trouvent les rois sur les autres – l’utiliseront pour créer les vies des autres ; les vies qui ne sont plus les vies: mais les chaînes des souffrances, des enfers, des impossibles et des affres.

BEZ BÔLU peut exister seulement si BEZ BÔLU est POUR TOUS.
Aucun humain ne devra souffrir.
AUCUN ANIMAL.
Aucune fleur.
Aucun coeur.
Aucune âme.
Aucun arbre.


➸ ➸ ➸

 

BALLADYNA-WITCH / PARIS, OCTOBER 14, 2016

* Je parle dans ce texte du film de ANNE-SOPHIE REINHARDT « EPIPHANIOS »
-> www.youtube.com/watch?v=UYEjCKDdzug.

** J’ai écrit sur ce que HANNAH ARENDT a nommé « la banalité du mal » dans le texte sur mon Blog Anarchiste
-> http://balladyna-bloganarchiste.tumblr.com/post/49209730410/la-banalit%C3%A9-du-mal-texte-inspir%C3%A9-par-le-film

 

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