L’ART QU’ON ASSASSINE…?

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Cet après-midi, à l’occasion d’un n-ième jour
des nettoyages impitoyables que j’effectue du passé,
il m’était tombé dans les mains un livre que j’ai acheté il y a longtemps.
Il portait le titre “L’Art qu’on Assassine”.
Aujourd’hui,
je sais clairement que tout cela ne fonctionne pas dans ce sens-là.
La flèche “création-assassinat” possède la direction contraire
que celle que l’on pense.
Aujourd’hui, il m’est clair
que ce sont ceux qu’on voulait assassiner
– il y a longtemps, parfois durant les années entières,
le plus souvent tout au début de leur vie* –
qui créent ce que les humains ont nommé: l’art.
Ce sont les survivants victorieux des attaques,
des tentatives de la soumission ou de la négation totale
de leurs coeurs, de leurs corps, de leurs âmes,
ce sont ceux qui s’en sont sortis
– pourtant en général pas sans séquelles,
en général pas tout à fait entier(e)s
– qui s’en prennent à la création,
qui créent l’art.
…Au moins, celui dont on crie que l’on veut l’assassiner.
Celui qui crie lui-même, qui hurle, qui frappe le plus fort
les coeurs plus ou moins sensibles.
Celui dont la foule ne comprend pas:
et dont elle ne comprendra jamais.
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Tout autre “l’art” n’est qu’un amusement en comparaison avec celui-là,
dans le meilleur cas une recherche de la profondeur là où
– pour “l’artiste” qui s’y efforce, n’ayant pourtant de certain vécu –
il n’y a que l’inconnu.
…La plupart des réels artistes (donc ceux qui créent par l’autre raison
que le narcissisme, l’envie de focaliser les regards du peuple, sans parler de ceux
qui le font par l’envie de “l’amusement”: cela disqualifiant “l’artiste” comme tel
et lui attribuant un autre status: celui d’un rigoleur, d’un pantin,
d’un amuseur du “public”) parmi ceux “éligibles” à ce qu’on en crie:
– “On assassine leur art…!”
– “Le système d’aujourd’hui les tue…!”, etc.
ne se rendent pas compte du véritable “pourquoi” de leur création.
En recherchant de la source de leur cri intérieur,
ils se montrent aveuglés (comme la “société” entière,
même si – étant artistes – ils sont aveuglés beaucoup moins)
par le “présent”;
leur oeil, leur regard atteint
qu’à ce qui se manifeste
comme le plus proche et le plus récent.
Ils se trompent,
en considérant pour la raison des choses
ce qui n’est que l’effet
(même si l’effet engendrant les effets subséquents,
chacun d’eux de plus en plus mortifère;
le fait de l’existence de la cause première
ne disculpant dans aucun cas des exécuteurs
des actes des indicibeles tueries qui s’en suivent:
“performés” en général par les “robots”
tellement convenables
au service du “système”
comme les “fonctionnaires”
infectés par les mêmes parasites energoinformationnels
que ceux qui ont menés à la tuerie première).
C’est pourquoi ils continuent de cr(i/é)er
sans jamais pouvoir vaincre l’ennemi réel
– ni même de le repérer –
celui-ci continuant son oeuvre mortifère
à l’insu des “créateurs”
qui combattent sans cesse la destruction
injectée dans leur réalité
– donc dans leur création –
par les agresseurs originels.
Ainsi, les “artistes dont l’art on assassine”
ne cessent pas de créer sur les cendres
de ce qui pourrait être
leur propre et leur véritable création:
toujours électrocutés par les conséquences de leur passé
dont la gravité le plus souvent se trouve pas conscientisée,
niée ou mise en silence.
Ainsi, ils continuent à créer malgré, contre, donc avec
l’influence destructive de leurs ennemis
parfois laissés physiquement derrière eux il y a longtemps
(sinon, c’est encore pire),
en leur laissant de s’en prendre
à leur présent
et donc à leur futur.
…C’est par cette raison-là ils créent aussi ce cri:
“Le “système” assassine l’art…!”
– “Le système “nous” assassine…!”
pendant qu’il ne s’agit que d’un fonctionnement
du mécanisme logique et simple
(cela est une des lois naturelles;
rien à voir avec celles conçues par les humains):
celui qu’on voulait assassiner
répète, toujours, et à l’infini,
ce même schème
en recréant dans son art
les horreurs et la violence
des tentatives de l’assasinat (non-)survécu**.
Que donc… l’artiste vivra encore.
Sans fin et sans fin.
…Jusqu’où…
…il mourra véritablement,
il mourra pas que dans son “JE”
mais il mourra dans son corps.
…Ou jusqu’où
il se rendra compte
de ce qui a eu – et a lieu véritablement.
…Jusqu’où il n’apercevra pas
de ce que réellement signifie son art,
d’où vient son cri et de quoi
– à part des événements les plus récents,
par excellence de la logique
de renforcement de l’effet de la cause
étant horribles –
il raconte.
La vérité est impitoyable
mais elle éclaircit tout
et donne la clé à tout.
On assassine
seulement l’art de ceux artistes***
qui…
leur propre assassinat…
ont déjà vécu.
➸ ➸ ➸
BALLADYNA↑WITCH ➸ PARIS, 30 MAY 2017.
PHOTOGRAPHIES: COVER DU LIVRE “L’ART QU’ON ASSASSINE
(LA VIE D’ARTISTE D’AUJOURD’HUI À DEMAIN)”
DU SYNDICAT FRANÇAIS DES ARTISTES INTERPRÈTES
(LE SYCOMORE, PARIS 1980).
* Donc la chose venant de la vie qui précédait la vie actuelle.
** Cela n’est bien sûr presque jamais raconté “à la lettre”;
les métaphores, les images des situations analogiques,
les symboles, y sont bien présents.
Voilà pourquoi le “créateur” à qui “jadis” on a crée le passé d’enfant qu’on voulait tuer par quelconque moyen, en quelconque manière (les façons de le faire sont multiples), raconte dans son art toujours avec une facilité étonnante les histoires des (presque-)assassinés (“par le “système””: puisque selon la règle de la reproduction de la schème, comme en passé, ce qui tue se montre comme si omni-puissant, une telle force arrogante, despote et incontrôlable, l’ampleur et les conséquences de ses agissements effectivement dépassant ce qui pourrait être géré et même imaginé…), en se créant le “présent” du sorte qui le ressemble, des martyres, des guerriers désespérés, jusqu’en crever, des voyageurs toujours le plus loin des lieux du meurtre originel (mais constamment le plus près des meurtres à suivre), des naufragés sur les eaux des océans, des passagers des left-to-die boats, etc. (comp.: Rimbaud, Baudelaire, Sylvia Plath, Antonin Artaud, Diamanda Galas – the winner exceptionnelle de la malédiction d’enfant, et les milles des autres)…
*** Ainsi que des individus en général.

INARRÊTABLE

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“SING SONGS THAT NONE HAVE SUNG,
THINK THOUGHTS THAT NE’ER IN BRAIN HAVE RUNG,
WALK IN PATHS THAT NONE HAVE TROD,
WEEP TEARS AS NONE HAVE SHED…

(…)
Love (…) with love that none have felt, and brave
The battle of life with strength unchained”.
(Paramahansa Yogananda: “The Noble New”,
in “The Law of Succes”).


Merci à Clémence de CAELO Yoga de m’avoir réservé
ce très petit livre… et merci à Jennifer de me l’avoir transmis aujourd’hui…

 

***

 

J’ai voulu le lire pas pour courir après ce que les gens nomment “le succes”; le mot que je comprends non pas dans le sens compris par la plupart, ni par les “états”, ni par les types des gouvernements, ni par les plus grandes masses des peuples, le sens populaire, le plus déguenillé de tout ce qui vraiment importe.
J’ai voulu le lire car j’avais la conscience que c’est pas du “succes” ainsi compris : mais que c’est de Création, dont il parle.
Je l’ai voulu en sachant que je vais y retrouver – exprimée à encore une autre façon que celles que je connaissais déjà – la confirmation mais aussi un complément/addendum, de ce dont aujourd’hui je me rends compte clairement et qui me paraît la chose axiomatique, irrécusable.
…Je ne connaissais pourtant pas encore de tout ça, ni même ne le devinais pas, pas à ce point, il y a quelques années. Et même il y a une quinzaine des mois…

…En ouvrant les pages au hasard, encore au Studio il y a quelques jours, j’ai trouvé déjà à ce moment-là les mots parlant des mêmes règles sur la base desquelles les choses sur ce (et autres… ?) monde(-s) se créent et fonctionnent, et dont aujourd’hui – les années plus tard (mais dans combien des livres qui expliquent cela avec l’évidence…) – parlent par exemple: le TRANSURFING, le DEIR (les deux étant complémentaires), le Kurs Cudów – qui ne sont les “Cuda” (les Miracles) que dans les yeux de ceux qui n’aperçoivent pas de ces règles selon lesquelles tout dans le visible arrive, et sur l’existence desquelles se basent les méthodes tellement puissantes d’influencer la réalité comme par exemple l’Hypnose: ce moyen incomparable avec aucun “reconnu” par les pouvoirs-usurpateurs et par ceux qui ne voient que les miettes de la surface, de la possibilisation de Création à l’humain qui – par les raisons diverses – a dû être privé de cette possibilité.
Les règles de Création (ici “et” ou sans “et”) de la vie qui serait un avancement évoquées par le Yogi il y a quelques décennies ont été placées seulement dans le contexte du temps et de la foi de leur auteur, et posent les accents sur les aspects un peu différents…

…Les règles selon lesquelles tout arrive… ?
Absolument tout ce que l’on voit sur ce monde.

…Si seulement ceux et celles qu’on a condamné à souffrir,
qu’on a enfermé, qu’on a emprisonné, qu’on a déchiré, horrifié, meurtri
ou – il arrive – tué presque – savaient ça suffisamment tôt et vite…!
Mais, justement: il n’y a pas de “on”…
Les “on” – ne peuvent rien faire.
Les “on” – n’ont d’aucune puissance.

S’ils soient les “parents” qui – enfant – t’écorchent de ta peau et tentent de tuer ton âme,
ou les gouvernements, les “élus” par les foules soumises
et qui se soumettent eux-mêmes parce que – comme les foules –
ils pensent qu’il le faut,
ou les prétendues “autorités” –
ils ne peuvent rien.
Ils ne peuvent pas arrêter une âme
qui réalise sa Création.

Dès qu’elle guérisse de ce qui lui a été fait,
elle devienne la guérisseuse des autres.
Et pour ce qui était prévu que soit sa Création,
à réaliser dans cette vie-là –
elle trouvera toujours le moyen.

Elle s’ouvre les portes elle-même,
en se regardant en même temps de l’univers
qui dépasse celui des actions des usurpateurs terriens.
Ce n’est pas à leur: pays, nation, planète…;
elle appartient a son propre monde.

 

➸ ➸ ➸

 

BALLADYNA↑WITCH: « INARRÊTABLE » (PARIS Terrien, 14 Février 2017).